Mickael Perret [Interview]
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  [Interview du 5 Mai 2008]
             
   
             
   
             
 
 

PRESENTATION

 
     
 
Je m’appelle Mickael PERRET, j’ai 24 ans, j’habite dans la région parisienne (78).
Cadreur de formation, et artiste depuis toujours, je suis passionné de cinéma depuis mon plus jeune âge. J’ai crée en 2005 une petite association « Furious Films » dont je suis le président, dans le but de mieux produire mes films
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ORIGINE DU FILM

 
     
 
D'où t'est venue l'idée de te lancer dans la production de ce film ?
 
 
Etant le réalisateur de pas mal de petits courts-métrages depuis mon adolescence, fait avec des amis et deux ou trois bouts de ficelle, j’ai eu l’ambition de mettre en scène un véritable court-métrage, filmé avec une caméra pro et interprété par de vrais acteurs. J’ai donc fait le nécessaire pour y parvenir.
 
     
 
Ton but artistique dans ce court ?
 
 
Mon but artistique était de faire un film visuellement très intéressant, sans perdre en qualité au niveau du récit. L’objectif était de rendre une certaine atmosphère, une certaine ambiance particulière, et propre à moi-même. Je voulais affirmer mon style, ma vision de réalisateur.
 
 
 
 
PREPARATION DE TOURNAGE
 
     
 
Quelle a été la première étape une fois l'écriture terminée ?
 
 
L’écriture du film terminé, la première étape a été de trouver un casting impeccable.
 
     
 
As-tu prévu un budget pour réaliser ton film ? Si oui de combien était-il ?
 
 
Pour deux jours et demi de tournage, le budget était de moins de 1000 euros.
 
     
 
As-tu écrit pour des gens que tu connaissais ou as-tu fait un casting ?
 
 
J’ai choisi les acteurs au « feeling » sur photo, dans la base de données de la Maison du Film Court à Paris (plateforme d’aide à la réalisation de courts) J’ai ensuite pris rendez-vous avec Serge REQUET-BARVILLE (l’acteur qui interprète le maniaK) et avec Floriane VOGEL (l’actrice qui interprète la voisine du maniaK). Ils m’ont tout de suite plus, alors nous avons commencés à tourner quelques jours plus tard.
 
     
 
As-tu écrit librement ou en fonction des lieux et des décors disponibles ? As-tu eu recours à des autorisations de tournage ? Relate-nous un peu les contraintes s’il y’en a eu ?
 
 
J’ai écrit le film en fonction du budget le plus serré possible, nous n’avions pas d’autorisation officielle, pour tourner dans le RER et dans la gare de Nation. Nous avons donc dû faire preuve de rapidité et d’efficacité. Pour la scène à l’hippodrome, nous avions les accords nécessaires, étant l’un de mes lieux de travail.
 
 
 
 
TOURNAGE
 
     
 
Quelle est ta méthode de travail ? Qui fait quoi ?
 
 
La méthode de travail pour « ManiaK » a été très simple. C’est moi qui filmais et dirigeais le film, et c’est Emmanuel SECHER, le producteur qui s’occupait de tout l’exécutif, et de la régie.
Notre équipe était très réduite, mais un but commun, « faire un bon film » nous motivait
.
 
     
 
As-tu pu filmer tout ce que tu avais écrit ou y a-t-il eu des scènes coupées ? Si oui, peux-tu nous en parler ?
 
 
Il y a eu en effet pas mal de scènes coupées, avec beaucoup de scènes d’errance du maniaK dans Paris, une scène où le maniaK va au vidéo club, emprunter le film porno, et une partie de la scène du pont à la fin du film. Mais nous avons surtout coupé ces scènes là, pour une raison de temps, le film ne devant pas dépasser plus de 15 minutes, en raison de certaines demandes de la part des festivals.
 
     
 
Quelques anecdotes à nous raconter à propos du tournage ?
 
 
Dans la scène finale, ou le « maniaK » est au sommet d’un pont, prêt à se suicider, à l’origine du scénario il devait sauter dans l’eau juste en dessous. Nous avions donc prévu un mannequin en plastique de 2 mètres, entièrement vêtu comme Serge, le comédien du film. Et au moment de le jeter du pont, des policiers de la B.A.C ont débarqués, nous interpellant au sujet de nos étranges intentions. Comprenant ensuite que c’était le tournage d’un film, ils nous ont demandés les autorisations (que nous n’avions malheureusement pas). Nous avons alors fait mine de tout remballer, et quand ils sont partis, nous avons balancer le mannequin du haut du pont (accroché par une cheville à la rambarde par du fil de pêche) pour le cas où nous devions refaire d’autres prises. Mais après la première chute dans l’eau, le courant emporta le mannequin et il nous était impossible de le ramener vers nous. Nous avons donc abandonné le faux personnage, les prises de la chute étaient mauvaises en plus...
Parait t’il que le lendemain matin, les pompiers locaux, sont venu détacher le mannequin...
 
     
 
Un coup d’œil sur le matériel utilisé ?
 
 
J’ai utilisé pour ce film la caméra Canon XL2. Pour le montage, Tibault GRANIE (le monteur) à utilisé Avid express pro. Il n’y avait pas de matériel pour le son pendant le tournage, n’ayant pas dialogue dans le film. Seul le micro de la XL2 enregistré le son. Et pour la lumière, seul les scènes d’intérieurs étaient éclairées, mais sans chef opérateur, nous nous sommes débrouillés avec un spot et quelques mandarines. Pour la voix off, nous avons fait appel à David MICHRIKI, un très bon technicien du son, il nous a permit d’utiliser son mini studio, et avec Serge, l’acteur, nous avons ainsi pu faire la voix off professionnellement. C’est aussi David qui à fait le mixage du film.
 
 
 
 
MONTAGE
 
     
 
Penses-tu qu'un film se construit au montage ?
 
 
Non, je ne pense pas qu’un film se construit au montage, la clef c’est vraiment le tournage, mais le montage reste fondamental dans la construction d’un film.
 
 
 
 
AU FINAL
 
     
 
Quelle sont les étapes que tu as aimées le plus dans cette aventure ? Pourquoi ?
 
 
L’étape que j’ai le plus apprécié dans ce film, fut le tournage. En tant que réalisateur, il n’y a rien de plus épanouissant que le tournage, c’est le moment ultime de la création d’un film, ou l’œuvre prend vie. Ou tout une équipe, acteurs et techniciens collaborent et donnent le meilleur d’eux-mêmes pour une vision, un script, que le réalisateur a eu quelques mois ou années plus tôt.
 
     
 
As-tu gagné des 'prix' avec ce film ? Si oui, lesquels ?
 
 
Quelques jours après son achèvement, le film à été sélectionné au festival Imag’Essonne, concourant avec sept autres courts-métrages, pour le prix du public, du jury et de la ville.
Le film a été également sélectionné pour être diffusé dans la salle de la S.A.C.D (Société des Auteurs et Compositeurs Dramatiques) au mois de Mars dernier, à Paris.
Pour le reste, j’attends les réponses des festivals dans lesquels je l’ai envoyé
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As-tu des projets en cours actuellement ? Peux-tu en parler ?
 
 
Oui, j’ai un projet de moyen-métrage qui s’intitule « Soleil Rouge ».
C’est un projet ambitieux, qui nécessitera de véritables moyens de production
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