Je m’appelle Mickael
PERRET, j’ai 24 ans, j’habite dans la région
parisienne (78).
Cadreur de formation, et artiste depuis
toujours, je suis passionné de cinéma depuis mon
plus jeune âge. J’ai crée en 2005 une petite
association « Furious Films » dont je suis le
président, dans le but de mieux produire mes
films.
ORIGINE DU FILM
D'où t'est venue l'idée de te lancer dans la
production de ce film ?
Etant le réalisateur de
pas mal de petits courts-métrages depuis mon
adolescence, fait avec des amis et deux ou trois
bouts de ficelle, j’ai eu l’ambition de mettre
en scène un véritable court-métrage, filmé avec
une caméra pro et interprété par de vrais
acteurs. J’ai donc fait le nécessaire pour y
parvenir.
Ton but artistique dans ce
court ?
Mon but artistique était
de faire un film visuellement très intéressant,
sans perdre en qualité au niveau du récit.
L’objectif était de rendre une certaine
atmosphère, une certaine ambiance particulière,
et propre à moi-même. Je voulais affirmer mon
style, ma vision de réalisateur.
PREPARATION DE TOURNAGE
Quelle a été la première étape une fois
l'écriture terminée ?
L’écriture du film
terminé, la première étape a été de trouver un
casting impeccable.
As-tu prévu un budget pour réaliser ton film ?
Si oui de combien était-il ?
Pour
deux jours et demi de tournage, le budget était
de moins de 1000 euros.
As-tu écrit pour des gens que tu connaissais ou
as-tu fait un casting ?
J’ai choisi les acteurs au
« feeling » sur photo, dans la base de données
de la Maison du Film Court à Paris (plateforme
d’aide à la réalisation de courts) J’ai ensuite
pris rendez-vous avec Serge REQUET-BARVILLE
(l’acteur qui interprète le maniaK) et avec
Floriane VOGEL (l’actrice qui interprète la
voisine du maniaK). Ils m’ont tout de suite
plus, alors nous avons commencés à tourner
quelques jours plus tard.
As-tu écrit librement ou en fonction des lieux
et des décors disponibles ?
As-tu eu recours à des autorisations de
tournage ? Relate-nous un peu les contraintes
s’il y’en a eu ?
J’ai
écrit le film en fonction du budget le plus
serré possible, nous n’avions pas d’autorisation
officielle, pour tourner dans le RER et dans la
gare de Nation. Nous avons donc dû faire preuve
de rapidité et d’efficacité. Pour la scène à
l’hippodrome, nous avions les accords
nécessaires, étant l’un de mes lieux de travail.
TOURNAGE
Quelle est ta méthode de travail ? Qui fait quoi
?
La méthode de travail pour
« ManiaK » a été très simple. C’est moi qui
filmais et dirigeais le film, et c’est Emmanuel
SECHER, le producteur qui s’occupait de tout
l’exécutif, et de la régie.
Notre équipe était très réduite, mais un but
commun, « faire un bon film » nous motivait.
As-tu pu filmer tout ce que tu avais écrit ou y
a-t-il eu des scènes coupées ? Si oui, peux-tu
nous en parler ?
Il y a eu en effet pas mal
de scènes coupées, avec beaucoup de scènes
d’errance du maniaK dans Paris, une scène où le
maniaK va au vidéo club, emprunter le film
porno, et une partie de la scène du pont à la
fin du film. Mais nous avons surtout coupé ces
scènes là, pour une raison de temps, le film ne
devant pas dépasser plus de 15 minutes, en
raison de certaines demandes de la part des
festivals.
Quelques anecdotes à nous raconter à propos du
tournage ?
Dans
la scène finale, ou le « maniaK » est au sommet
d’un pont, prêt à se suicider, à l’origine du
scénario il devait sauter dans l’eau juste en
dessous. Nous avions donc prévu un mannequin en
plastique de 2 mètres, entièrement vêtu comme
Serge, le comédien du film. Et au moment de le
jeter du pont, des policiers de la B.A.C ont
débarqués, nous interpellant au sujet de nos
étranges intentions. Comprenant ensuite que
c’était le tournage d’un film, ils nous ont
demandés les autorisations (que nous n’avions
malheureusement pas). Nous avons alors fait mine
de tout remballer, et quand ils sont partis,
nous avons balancer le mannequin du haut du pont
(accroché par une cheville à la rambarde par du
fil de pêche) pour le cas où nous devions
refaire d’autres prises. Mais après la première
chute dans l’eau, le courant emporta le
mannequin et il nous était impossible de le
ramener vers nous. Nous avons donc abandonné le
faux personnage, les prises de la chute étaient
mauvaises en plus...
Parait t’il que le lendemain matin, les pompiers
locaux, sont venu détacher le mannequin...
Un coup d’œil sur le matériel utilisé ?
J’ai
utilisé pour ce film la caméra Canon XL2. Pour
le montage, Tibault GRANIE (le monteur) à
utilisé Avid express pro. Il n’y avait pas de
matériel pour le son pendant le tournage,
n’ayant pas dialogue dans le film. Seul le micro
de la XL2 enregistré le son. Et pour la lumière,
seul les scènes d’intérieurs étaient éclairées,
mais sans chef opérateur, nous nous sommes
débrouillés avec un spot et quelques mandarines.
Pour la voix off, nous avons fait appel à David
MICHRIKI, un très bon technicien du son, il nous
a permit d’utiliser son mini studio, et avec
Serge, l’acteur, nous avons ainsi pu faire la
voix off professionnellement. C’est aussi David
qui à fait le mixage du film.
MONTAGE
Penses-tu qu'un film se construit au montage ?
Non,
je ne pense pas qu’un film se construit au
montage, la clef c’est vraiment le tournage,
mais le montage reste fondamental dans la
construction d’un film.
AU FINAL
Quelle sont les étapes que
tu as aimées le plus dans cette aventure ?
Pourquoi ?
L’étape que j’ai le plus apprécié dans ce film,
fut le tournage. En tant que réalisateur, il n’y
a rien de plus épanouissant que le tournage,
c’est le moment ultime de la création d’un film,
ou l’œuvre prend vie. Ou tout une équipe,
acteurs et techniciens collaborent et donnent le
meilleur d’eux-mêmes pour une vision, un script,
que le réalisateur a eu quelques mois ou années
plus tôt.
As-tu gagné des 'prix' avec ce film ? Si oui,
lesquels ?
Quelques jours après son achèvement, le film à
été sélectionné au festival Imag’Essonne,
concourant avec sept autres courts-métrages,
pour le prix du public, du jury et de la ville.
Le film a été également sélectionné pour être
diffusé dans la salle de la S.A.C.D (Société des
Auteurs et Compositeurs Dramatiques) au mois de
Mars dernier, à Paris.
Pour le reste, j’attends les réponses des
festivals dans lesquels je l’ai envoyé.
As-tu des projets en cours actuellement ?
Peux-tu en parler ?
Oui, j’ai un projet de
moyen-métrage qui s’intitule « Soleil Rouge ».
C’est un projet ambitieux, qui nécessitera de
véritables moyens de production.